La parité est un sujet qui est de plus en plus présent dans tous les domaines que soit le monde du travail, le milieu associatif, le milieu sportif, etc. À l’occasion de notre second numéro sur la mixité, nous avons eu l’opportunité d’interviewer Charlotte Goasguen, directrice du Centre Culturel Léo Lagrange.
Charlotte Goasguen, directrice de ce centre, nous présente l’association « Le centre culturel est une association qui est gérée directement par la fédération régionale de Léo Lagrange Nord Île de France. On a 4 axes de travail principaux que sont : le théâtre, la musique, le cirque, les arts graphiques. On a 450 adhérents pour 35 ateliers. » Dans l’association, il y a un réel manque de masculinité, « Il y a un plus grand nombre de femmes. On a 1/3 pour les hommes et 2/3 pour les femmes. Clairement pour le moment le monde artistique est quand même plus un monde féminin, en tout cas c’est le constat que l’on peut en faire. »
Par ailleurs, « au niveau des enfants, c’est à peu près égal. » La directrice pense qu’il y a plus de mixité au niveau des enfants car pour elle « les choses avancent parce qu’on incite les enfants dès le plus jeune âge à faire des pratiques artistiques vers lesquelles ils ne se seraient pas forcément dirigés, par exemple les garçons qui font de la danse. »

Tous les ateliers sont accessibles pour les hommes et les femmes. « On communique de la même manière entre les hommes et les femmes, et il n’y a absolument aucun atelier qui est réservé uniquement à un genre ou à un autre. »
Dans le milieu sportif, il y a beaucoup plus d’homme « je pense qu’il y a plus de femmes dans le monde culturel que dans le milieu sportif. Peut-être à cause d’une histoire de sensibilité. Peut-être parce que la masculinité est souvent associée à quelque chose de force, peut-être de la performance. Et puis la femme, est souvent associée à quelque chose d’assorti, de sensible et ça ce sont des idées reçues depuis très longtemps. Alors que peut-être que ça évolue là mais en tout cas le constat est plutôt là-dessus. »
Le monde artistique est quand même plus un monde féminin
Enfin, pour Charlotte Goasguen, la mixité de manière générale doit se développer davantage « car ça permettrait d’avoir plus de partages, plus de connexions, plus de respect. »
Dorian Martin-Maisse et Léandre Leber
Crédits Photos : Centre Culturel Léo Lagrange
