bénévolat – nelly pasquet : « Si on aime les relations humaines, c’est formidable de venir dans une association »

Retrouvez dans cet article le ressenti de Nelly Pasquet, bénévole engagée en tant que secrétaire générale depuis 7 ans au sein de la Ligue contre le cancer de la Somme.

« Le bénévolat pour moi c’est passionnant, c’est mettre à profit mon expérience au service d’une association. » Voici les premiers mots de Nelly Pasquet. Elle est devenue bénévole à la Ligue contre le cancer par hasard « dans mon dernier métier, j’ai demandé à la Ligue d’intervenir pour des personnes et j’ai fait des connaissances sympathiques. » Grâce à ces différentes rencontres, Nelly s’est sentie motivée d’entrer dans l’association. Cela fait maintenant 8 ans qu’elle y est bénévole. Néanmoins, aujourd’hui, les choses ont évolué pour elle : « je ne souhaite plus m’investir autant parce que j’ai commencé à avoir une autre vie personnelle. »

Le bénévolat pour moi c’est passionnant, c’est mettre à profit mon expérience au service d’une association.

Il y a un projet en particulier, qu’a mené Nelly Pasquet récemment : « Pendant le premier confinement l’année dernière, j’ai pris l’initiative de référencer le site sur le moteur de recherche français lilo. Le principe de lilo, c’est que vous faites une recherche sur internet, vous avez une goutte, et eux ils ont une éthique, c’est-à-dire que quand vous faites une recherche commerciale, ils vous reversent la moitié des revenus de la recherche commerciale, parce que les pubs rapportent au moteur de recherche. Donc chaque gouttes pour nous, ce sont des centimes, certes ce sont des centimes mais centime par centime c’est toujours ça. »

Le bénévolat et les salariés à la Ligue contre le cancer

Sur le comité de la somme, ils sont 50 bénévoles réparties sur tout le département. La plupart des bénévoles sont des retraités. Il y en a beaucoup qui ne sont pas intéressés par des choses plus modernes, notamment tout ce qui est informatique. Beaucoup de bénévoles veulent se diriger vers l’accompagnement de personnes malades parce que pour eux c’est très important, ça ne nécessite pas d’informatique.

Durant ces dernières années, le nombre de bénévoles au sein de la ligue est stable. Néanmoins, même s’il existe une certaine stabilité, il y a une difficulté à trouver des bénévoles. Depuis que la nouvelle présidente est arrivée, l’association se projette davantage dans le recrutement, comme le souligne Nelly Pasquet : « elle essaie de trouver des réseaux pour mieux communiquer et ramener justement soit de l’argent, soit des bénévoles. De ce fait on va pouvoir communiquer dans les cabinets et auprès des médecins davantage. Il faut qu’on améliore notre communication. » De plus, la Ligue s’est mise en relation avec le Crédit Agricole afin « qu’ils mettent des annonces dans toutes les agences pour recruter des bénévoles. »

Je pense que c’est plus facile dans le milieu du sport parce que ça capte des gens à travers une activité.

La ligue contre le cancer se constitue principalement de bénévole, mais il y a également quelques salariés notamment Séverine Taulé, « une salariée à 90% qui est notre secrétaire » et Caroline Colin, chargée de prévention à mi-temps.
Et si de nombreux bénévoles répondent présent à la Ligue, Nelly Pasquet concède : « Je pense que c’est plus facile dans le milieu du sport parce que ça capte des gens à travers une activité. Ça s’est développé peut-être depuis une quinzaine d’années, grâce encore aux réseaux sociaux parce qu’il y a beaucoup de retours d’expérience et je pense qu’en effet c’est plus facile de trouver des bénévoles dans ce domaine-là. » Pour autant, les clubs de sport n’hésitent pas à contacter la Ligue contre le cancer, « on pense quand même assez souvent à nous. Ils nous proposent des projets, et nous ont fait des conventions de partenariat. »

Evolution du Bénévolat

Une chose est sûre, désormais on demande beaucoup plus de compétences et d’autonomie aux bénévoles. « Par exemple aux Restos du Cœur, maintenant on leur demande d’accompagner aussi les bénéficiaires chez le médecin ou vers l’assistante sociale. Avant les gens qui étaient aux Restos du cœur étaient là pour faire les déchargements de camion et de la distribution. C’était de de l’automatisme, ce n’était pas compliqué. »

En Angleterre, dès que vous êtes en primaire vous faites du bénévolat en tant qu’enfant, donc ça fait partie de la vie des gens et de l’éducation.

Aujourd’hui, à la Ligue, les tâches demandent plus de temps et d’investissement : « Quand vous faites de l’accompagnement, vous allez contacter des personnes, vous allez faire un suivi, vous allez donner des renseignements qui vont vous engager dans le temps. Quand vous organisez quelque chose, même une action avec des partenaires, vous allez à la réunion des partenaires, vous allez après construire vous-mêmes le projet. C’est beaucoup plus de compétences, on ne peut plus faire une action ponctuelle, ça demande beaucoup plus maintenant. C’est un engagement qui demande des compétences. »
De manière générale, le sujet du bénévolat n’est pas « présent » en France, que ça soit au niveau médiatique, au niveau de l’éducation. « Par exemple en Angleterre, dès que vous êtes en primaire vous faites du bénévolat en tant qu’enfant, donc ça fait partie de la vie des gens et de l’éducation. Nous c’est vrai qu’on n’en parle pas beaucoup, ça ne fait pas partie de l’éducation. »

Quoi qu’il en soit, pour Nelly Pasquet, le bénévolat apporte énormément sur le plan humain : « C’est un lieu de rencontre qui est formidable, vous avez des relations humaines très intéressantes. Vous rencontrez des gens qui ont fait des choses que vous n’imaginez pas.Si on aime les relations humaines, c’est formidable de venir dans une association. C’est très riche en relation humaine…. »



Dorian Martin-Maisse et Quentin Ducrocq
Crédit Photo : Léandre Leber

1 Comment

  • Nelly
    2 mois ago Reply

    Merci pour ce retour… Il est déjà sur notre page !

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