ESC Longueau Tennis : Rencontre avec deux figures historiques du club

Découvrez le portrait croisé de Didier Lenclen, président de l’ESC Longueau Tennis et de Fabienne Dautremer, la secrétaire/animatrice du club.

Si vous avez déjà mis les pieds à l’ESC Longeau Tennis, vous devez forcément connaitre Didier Lenclen et Fabienne Dautremer. Ces deux membres historiques du club incarnent à eux deux l’esprit du sport amateur, familial et convivial.

Didier Lenclen, membre de l’ESC Longueau Tennis et dont la présidence a commencé il y a 16 ans n’était pourtant pas prédestiné à prendre les rênes du club, il avoue même y être rentré un peu par hasard « Quand je suis venu au club je n’avais jamais joué, on avait reçu un petit papier dans la boite au lettre et je me suis dit que ça faisait longtemps que j’avais envie de venir » Cet ancien professeur à la retraite a commencé comme « simple soldat » avant de gravir petit à petit les différents échelons du club, passant par le poste de secrétaire puis celui de vice-président. « Un beau jour le président est parti et on m’a dit « ce sera toi, tu es désigné volontaire. » Ce n’était pas prévu, j’avais toujours dit je ne serais jamais président mais il ne faut jamais dire jamais. » Didier Lenclen, qui relève avec humour « faire partie des meubles » a vu le club évoluer durant toutes ces années « Quand je suis arrivé il n’y avait pas de club house, il n’y avait rien juste un petit bureau. C’est là que j’ai signé ma première licence a 34 ans » Lui pour qui le rôle de président est avant tout un travail de « représentation » n’en reste pas moins extrêmement attaché à ses adhérents. Accompagné par les bénévoles et Fabienne, la secrétaire du club, il œuvre depuis de nombreuses années à fidéliser ses membres et à conserver ce « lien social » qu’on recherche lorsque l’on fait sa demande de licence. « Certains nous le disent, ils sont très bien ici, ils se sentent comme à la maison. Pour plaisanter, parfois, je dis à des jeunes de ramener leur lit, ils passent leur temps au club, il y a une raison. » Si la création du club house a permis d’offrir un lieu de convivialité à tous les adhérents, ce qui n’a pas toujours été le cas, c’est surtout la politique du club et son côté familial que les membres apprécient « Tous les ans, on fait une soirée crêpes, une chasse aux œufs à Pâques, pour Noël on offre des cadeaux à tous les gamins jusqu’à 11 ans. On est peut-être le seul club du coin à le faire. Les parents sont extrêmement sensibles à ça même si ce n’est pas grand-chose. On a travaillé également avec nos partenaires pour permettre à nos adhérents d’avoir des bons d’achat »

Pour plaisanter, parfois, je dis à des jeunes de ramener leur lit, ils passent leur temps au club, il y a une raison

À contrecœur, il constate tout de même aujourd’hui une évolution des mentalités, notamment lorsqu’il s’agit de trouver de nouveaux bénévoles « C’est plus difficile maintenant. Avant c’est arrivé qu’on fasse des assemblées générales où l’on avait plus de candidats que de postes à pourvoir. Maintenant c’est plus compliqué. Les gens viennent en tant que consommateurs. Mais ce n’est pas que dans le tennis. » Malgré son optimisme et même s’il a déjà un nom en tête, Didier espère pouvoir trouver quelqu’un après lui « Un club ça met du temps à se structurer mais ça peut aller très vite à dégringoler, s’il n’y a personne derrière. »

Maintenant c’est plus compliqué. Les gens viennent en tant que consommateurs. Mais ce n’est pas que dans le tennis

Fabienne Dautremer est elle aussi une figure du club. Arrivée à l’ESC en 1997, elle est d’abord bénévole pendant plusieurs années, avant de devenir officiellement salariée en 2002. Comme Didier Lenclen, elle n’a pas du tout à la base une attirance particulière pour le tennis. « Je suis rentrée à l’ESC en tant que bénévole grâce à mes fils qui cherchaient un club, je ne faisais pas du tout de tennis. Comme Didier on avait reçu à l’époque un papier dans la boite aux lettres » Véritable couteau suisse, elle s’occupe de toute la partie administrative du club, mais n’hésite pas à donner un coup de main sur les cours lorsqu’on a besoin d’elle. « J’ai du faire des formations de juge arbitre pour les tournois. J’ai aussi fait une formation d’initiatrice sur les terrains pour pouvoir aider les éducateurs et parfois les remplacer » Des formations nécessaires « même en tant que bénévole. » C’est elle également qui organise les différentes animations du club. « Je ne sais pas comment font les clubs qui n’ont pas la possibilité d’avoir une salariée comme Fabienne, ça doit être extrêmement compliqué » affirme d’ailleurs Didier Lenclen.

Maintenant on essaye d’œuvrer au mieux avec les moyens du bord, ce n’est pas toujours évident.

Fabienne Dautremer partage, malheureusement, le constat de son président sur le bénévolat. « Maintenant on essaye d’œuvrer au mieux avec les moyens du bord, ce n’est pas toujours évident et c’est vrai que rechercher des bénévoles c’est compliqué. » Selon elle, les bénévoles s’engagent d’abord parce qu’ils ont un lien avec un club « C’est du bouche à oreille. Pour les bénévoles, il faut toujours qu’il y ait un lien avec le club. On n’a jamais eu une personne qui est venue frapper à la porte et qui se dit « tiens, j’aimerais être bénévole. » Nous ,on ne le ferait pas non plus d’ailleurs. Il faut qu’il y ait une relation avec les membres. »

Timothée Hallet et Leandre Leber


Crédit Photo : Timothée Hallet

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