ÉDUCATION AUX MÉDIAS – Polina Mikhaïlova : « Une femme peut revenir au plus haut niveau après avoir eu un enfant »

Dans le cadre du projet P’tits Reporters de l’USEP 80, nous, la classe de CE2-CM1 de l’école Jean Zay de Ham (80), avons eu la chance de rencontrer Polina Mikhaïlova, une championne de tennis de table. Elle est née à Saint-Pétersbourg en Russie, a 39 ans et joue au club de Saint-Quentin (02) depuis 8 années.

Dans sa jeunesse, Polina a essayé plusieurs sports (natation, danse, tennis de table, etc). À l’âge de 10 ans, elle a dû faire un choix entre le tennis de table et la natation, où elle était aussi très douée. La joueuse russe a choisi le tennis de table pour le côté compétitif plutôt que le côté ennuyant des « aller-retour » de la natation.

La pongiste a déjà remporté 2 fois le titre de championne de Russie. Ses plus beaux souvenirs, ce sont ses participations aux Jeux olympiques en 2016 à Rio au Brésil et 2021 à Tokyo au Japon. Elle a pu croiser d’autres champions et nous explique que défiler avec le drapeau de son pays, lors des Jeux olympiques, devant des milliers de spectateurs était un moment très fort et émouvant. Même si elle n’a pas remporté de médaille, c’était son rêve.

Le club de Saint-Quentin : une deuxième famille

Arrivée en France il y a 8 ans, elle nous a confié être venue ici parce qu’il y a une des meilleures ligues de tennis de table européennes et de très bons joueurs. Son club participe à la Ligue des champions. Lors de ces matchs, il peut y avoir entre 200 et 800 spectateurs qui viennent l’encourager. En 2023, son équipe a remporté le championnat de France et c’était la première fois dans l’histoire du club de Saint-Quentin.

Un sport qui demande beaucoup d’efforts

Le tennis de table est un sport qui demande beaucoup d’exigences : de la concentration, de l’entrainement, du travail et du mental.
Polina nous a expliqué qu’elle s’entrainait jusqu’à 30 heures par semaine pour travailler sa vitesse, les réflexes, la précision. Les joueurs doivent aussi comprendre les effets donnés à la balle au service. Pour Polina, aucun métier et aucun sport n’est facile lorsque l’on veut atteindre le haut niveau. Il faut toujours faire des efforts, travailler avec sérieux. L’an prochain, elle envisage de devenir coach tout en continuant à jouer. La Saint-Quentinoise souhaite transmettre son expérience aux jeunes joueurs et continuer à faire progresser son équipe.

Une maman et une championne

Il y a 3 ans, elle est devenue maman d’un petit garçon. Cela ne l’a pas empêché de continuer le tennis de table, mais tout de même en ralentissant son rythme. C’est même à cette période qu’elle a réalisé une de ses meilleures séries de rencontres (13 victoires pour 1 défaite). Son exemple montre qu’il est possible de rester au haut niveau tout en ayant des enfants. La Picarde d’adoption nous a transmis un message important en disant : « Une femme peut revenir au plus haut niveau après avoir eu un enfant ». Elle a avoué qu’elle aimait bien la France pour sa nourriture.


Cette rencontre nous a permis de découvrir le quotidien d’une sportive de haut niveau qu’est Polina Mikhaïlova. Nous avons appris qu’il faut beaucoup de travail, de persévérance et de passion pour performer dans le sport. Nous te souhaitons de réussir et de gagner le plus de matchs possibles.

Hellias, Margaux, Elio, Tylio, Lorenzo, Emy, Anaïs, Emilie, Noelan, Julia, Jimmy, Enora, Zakariya, Valentin, Luis, Alice, Lana, Nathaël, Théo de la classe de M. Pinaud à l’école Jean Zay de Ham.

Crédit photo : Gregory Portelette – DR (photo de une) et Léandre Leber – Gazettesports.fr

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