ÉDUCATION AUX MEDIAS : Adèle Gay, vingt et un ans et chasseuse de records en demi-fond
Dans le cadre du projet P’tits Reporters de l’USEP 80, notre classe de CM2 de l’école Pigeonnier a interviewé Adèle Gay, coureuse de demi-fond à l’Amiens Université Club athlétisme (AUC). Sa fédération l’a récompensée récemment d’un titre de meilleur espoir féminin.
Adèle Gay a commencé le sport très jeune, vers l’âge de 4 ans. Au départ, elle voulait faire du football, mais dans sa ville, il n’y avait pas d’équipe de filles. La sportive n’a donc pas pu poursuivre cette activité. Elle s’est alors tournée vers le multisport, qui lui a permis de découvrir plusieurs disciplines sportives. C’est dans ce cadre qu’elle a commencé la course à pied et participé à ses premiers cross. L’athlète a rapidement pris goût à l’effort et aux compétitions, ce qui l’a amenée progressivement vers cette discipline.
Aujourd’hui, Adèle est spécialisée dans les courses de demi-fond, notamment le 800 mètres et le 1500 mètres. Ce sont des épreuves exigeantes qui demandent à la fois de la vitesse, de la résistance et une bonne gestion de l’effort. Plus jeune, elle a aussi pratiqué d’autres disciplines comme le saut en hauteur ou le 200 mètres, mais a choisi de se concentrer sur les courses où elle obtenait les meilleurs résultats et prenait le plus de plaisir.
Un quotidien chargé pour performer
Dans son quotidien de sportive de haut niveau, Adèle doit suivre une hygiène de vie très stricte. Elle fait attention à son alimentation, à son repos et à son organisation générale. La Samarienne essaie de manger équilibré, tout en gardant une certaine souplesse, car il est important pour elle de pouvoir aussi se faire plaisir de temps en temps. Dans son sport, le poids joue également un rôle important : il faut trouver un équilibre entre puissance et légèreté pour être performant sur la piste.

Après avoir quitté la Normandie il y a environ cinq ans, Adèle s’entraîne aujourd’hui à Amiens, dans un grand club d’athlétisme, l’AUC. Elle fait partie d’un groupe d’une vingtaine d’athlètes encadrés par un entraîneur expérimenté, Pascal Machat. Les entraînements sont très réguliers et intenses, environ dix fois par semaine, ce qui représente près de 20 heures. Ces séances sont variées et peuvent inclure de la course, du travail technique, de la préparation physique et des exercices spécifiques selon les objectifs. Cette organisation demande une grande rigueur et beaucoup de discipline.
Grâce à ce travail, Adèle a obtenu de très bons résultats. Elle a notamment été vice-championne d’Europe sur 1500 mètres et a remporté plusieurs titres de championne de France dans ses catégories d’âge. Elle détient également plusieurs records nationaux dans sa génération et fait aujourd’hui partie des meilleures athlètes françaises sur ses distances en continuant de progresser chaque saison. La coureuse espère pouvoir participer aux Jeux olympiques dans les prochaines années, même si la sélection est très difficile, car seules les meilleures performances sont retenues.
Ses rituels de compétition
Avant une compétition, sa préparation est très structurée. Les semaines précédentes sont consacrées à des entraînements intenses pour être au meilleur niveau. Puis, à l’approche de la course, elle réduit la charge de travail pour arriver fraîche et reposée. Le jour de la compétition, l’Amiénoise réalise un échauffement complet avec de la course, des accélérations et des exercices techniques. Elle met ensuite ses pointes, des chaussures spécifiques avec des petits clous sous la semelle qui permettent une meilleure accroche sur la piste.

Juste avant la course, elle passe par la chambre d’appel, où les athlètes doivent se présenter environ 20 minutes avant le départ. C’est un moment d’attente où elles retrouvent leurs adversaires et doivent rester actives pour ne pas se refroidir. Elles continuent à faire des exercices légers comme des montées de genoux ou autre. Les courses de demi-fond ont généralement lieu le soir et regroupent entre 12 et 16 participantes. Le départ se fait debout, derrière une ligne, et les faux départs restent rares dans cette discipline.
Les sportifs de haut niveau sont soumis à des règles très strictes, notamment les contrôles antidopage. Adèle doit indiquer chaque jour où elle se trouve, afin de pouvoir être contrôlée à tout moment. Ces contrôles peuvent avoir lieu après les courses ou lors de performances importantes. Ils sont indispensables pour valider les résultats officiels. Cette organisation peut être contraignante, car elle doit tout prévoir à l’avance et ne peut pas toujours accepter des activités de dernière minute.
Malgré ces contraintes, Adèle reste très passionnée par son sport. Elle apprécie particulièrement la diversité de l’athlétisme et les sensations de la compétition. Elle a aussi sa propre stratégie de course, préférant partir rapidement afin de se placer dès le début et de tenir le rythme jusqu’à l’arrivée.

En dehors du sport, Adèle mène une vie équilibrée. Elle aime passer du temps avec ses amies, faire des sorties simples comme aller se promener, faire les magasins ou cuisiner ensemble. Elle poursuit également des études en licence de sciences sociales. Même si elle est devenue sportive professionnelle, elle tient à continuer son parcours scolaire. Être professionnelle signifie qu’elle peut désormais vivre de son sport par ses performances obtenues et les résultats qu’elle obtient en compétition, mais aussi grâce à ses sponsors. Elle a d’ailleurs été récompensée par la fédération d’athlétisme en étant élue espoir de l’année chez les moins de 23 ans.
Pour Adèle, le sport et la famille sont deux piliers essentiels de sa vie. Elle sait que sa carrière sportive est courte et intense, et qu’elle doit en profiter pleinement. Cependant, la néo-picarde affirme que la famille reste toujours prioritaire en cas de difficulté. Grâce au soutien de ses proches, elle peut se consacrer pleinement à sa passion et poursuivre ses objectifs sportifs au plus haut niveau.
Nous te souhaitons de réussir tes objectifs et de toujours aller plus loin et plus vite.
Nassim, Selma, Naré, Alain-David, Setayesh, Sarah, Heja, Thaïr, Meryem, Bruce, Lucas, Danis, Nowera, Yanis, Taël, Mya, Timéo, Stivy, Salim, Aya, Moussa, Liam, Aïcha, Kalifa, accompagnés de leur enseignante Rébecca Mangot.
Avec la participation d’Aurélien (AESH).
Crédit photos : Théo Bégler (UNE) et Léandre Leber – Gazettesports.fr



