ÉDUCATION AUX MÉDIAS : Lancer, famille et métier, un équilibre vital pour Antoine Duponchel


Dans le cadre du projet P’tits Reporters de l’USEP 80, la classe de Neufmoulin (CE2-CM1-CM2) de Madame Berthe a reçu Antoine Duponchel, licencié à l’AUC athlétisme d’Amiens. Le Samarien est un athlète de haut niveau en lancer de poids que nous avons interviewé.

Antoine Duponchel a 30 ans et est né en 1996. Il est originaire de la côte picarde, il est marié et a trois enfants : une fille de 6 ans et des jumeaux (fille, garçon) de 4 ans, qui eux font du judo. L’Amiénois a souhaité travailler la nuit pour profiter de sa famille en journée et d’aller à ses entraînements. Ses enfants sautent de joie quand ils voient leur père à la télévision, ils sont fiers de lui.


Les débuts

C’est en fréquentant une école de village, celle de Ponthoile, similaire à la nôtre, que le champion a débuté le lancer de poids. En effet, grâce à Jean-Luc Massalon, son enseignant de primaire, il commence par lancer des balles en plastique. Chaque lancer est mesuré. Le sportif s’est essayé également au cross, mais cette discipline ne lui a pas plu. En revanche, il appréciait beaucoup le football ! C’est une blessure à la main gauche et son enseignant du collège qui l’ont mené au lancer de poids. Cet enseignant deviendra son entraineur pendant longtemps.


Concilier sport et métier

Antoine Duponchel est policier à Amiens. Il travaille de nuit et parfois le week-end. Le jour, l’athlète fait deux ou trois heures d’entraînement, soit 15 heures d’entraînement par semaine. Les poids pèsent 7,64 kg pour les hommes. Son record de lancer est de 19,34m. Son but est d’aller toujours plus loin dans le sport. Le lanceur a des rivaux, mais ils sont également ses amis.

Maintenant, il n’est plus focalisé seulement sur le sport, mais l’est aussi sur son métier et sa famille. Son métier lui permet d’avoir un temps de qualité avec sa famille et de pouvoir s’entrainer et pratiquer le lancer. Le sport lui apporte beaucoup de sang-froid, également utile à son métier de policier. Ainsi, Antoine garde son calme et montre une forte résistance au stress. Cela lui apporte une certaine rigueur et lui apprend à faire les choses correctement.


Focus sur le dopage

Lorsqu’on est malade quand on est sportif, il est compliqué de se soigner, on ne peut pas prendre tous les médicaments. Certains peuvent contenir des substances qui améliorent les capacités physiques et cela est considéré comme du dopage. Ces substances sont interdites dans le code du sport mondial. On peut vite se faire piéger par le dopage car certains médicaments du quotidien sont interdits. Lors des contrôles anti-dopage, on peut être suspendu quelques jours, semaines, années ou même à vie dans les cas les plus graves.

Se doper n’est pas du tout fair-play par rapport aux autres athlètes qui s’entraînent très dur et qui ne trichent pas. Le sportif doit être dans une forme naturelle. Le dopage a un impact vraiment négatif sur la santé, cela peut amener des maladies graves comme le cancer même plusieurs années après. Plusieurs sportifs sont décédés à cause du dopage ou pendant la pratique sportive ou plutôt jeunes. Le dopage est une tricherie et cela ne doit pas exister dans le sport.

Nous souhaitons que tu poursuives ta carrière de sportif le plus longtemps possible et que tu améliores ton record. Un grand merci d’être venu répondre à nos questions.


Paolina, Ysaline, Alice C., Tiago, Lana, Antonin, Ninna, Suzanne, Lanna, Noémie, Naïs-Ambre, Joanys, Alice M. Lily, Kalie, Matéo et Tyméo et leur enseignante Mme Berthe, de l’école de Neufmoulin.
Crédit photo : Louis Auvin et Léandre Leber – Gazettesports.fr

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