Mixité : Zoom sur le Hockey sur glace

Nous avons pu rencontrer Héloïse Fournier, 20 ans, et joueuse de hockey sur glace aux Gothiques, afin d’évoquer la mixité dans ce milieu, principalement considéré comme masculin.

« Jusqu’aux moins de 17 ans (U17) on peut jouer avec les garçons au hockey » nous informe rapidement Héloïse. Dès le plus jeune âge, garçons et filles sont mélangés dans la pratique du hockey sur glace. Cette mixité est possible car les règles du hockey féminin et masculin sont les mêmes jusqu’à U15 : « les charges et gros contacts sont interdits » précise t-elle. A partir de cet âge les charges sont autorisés pour les garçons. La différenciation masculin et féminin se fait donc par la suite avec l’autorisation des contacts. Cette différenciation est due, selon Héloïse, au fait que le hockey soit « considéré comme un sport d’hommes, un sport rude ». L’engagement physique diffère aussi beaucoup de celui mis avec les jeunes : « Il y a un écart physique et aussi de niveau, c’est là que ça devient plus compliqué pour les femmes de jouer avec des hommes ». Le hockey sur glace se féminise petit à petit et grâce à la mise en place de championnat spécifique féminin, « les filles ont de plus en plus envie de jouer au hockey ».

Etant en sport études depuis la classe de 6ème, Héloïse a toujours joué et continue à jouer avec les hommes, et, est donc exposée aux charges, « ils ont le droit de me charger » , même si elle observe que « les garçons s’attaquent moins aux filles » en règle générale. Pour elle, c’est une forme « de respect » de leur part.

Avoir plus de licenciées féminines au sein des clubs ou de la fédération ne serait que bénéfique

La médiatisation a aussi son rôle à jouer dans la progression de la mixité dans un sport. Le hockey sur glace aussi bien masculin que féminin est sous médiatisé, « si on regarde la télé il n’y a pas beaucoup de hockey masculin diffusé, et encore moins du féminin ! ». Pour la jeune joueuse des Gothiques, la médiatisation est freinée par le fait que le hockey féminin soit peu professionnel en France par rapport à l’étranger. Selon elle, une médiatisation plus importante pourrait aider au développement du hockey féminin, en poussant les jeunes à s’y intéresser, et donc « avoir plus de licenciées féminines au sein des clubs ou de la fédération ce qui ne serait que bénéfique ».



Hugo Degl’Innocenti et Leandre Leber
Crédits photos : Léandre Leber – GazetteSports

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