ÉDUCATION AUX MÉDIAS : Kamil, « le défi » du breakdancer amiénois !

Nous, élèves de CM1/CM2 de l’école André Bernard située à Amiens (80) avons interviewé Kamil Bousselham qui est breakdancer professionnel depuis 28 ans.

Kamil Bousselham a voyagé dans toute l’Europe, l’Afrique, l’Amérique du Nord et du Sud et en Asie. Il est régulièrement invité pour des compétitions, pour être juge. Le compétiteur ne paye pas l’hôtel, la nourriture, l’avion… Lorsqu’il a participé à une compétition en Angleterre, Kamil se sentait seul car il savait très peu parler anglais. Pour ne plus se sentir seul, le breakdancer a dû apprendre à parler anglais.

L’Amiénois a commencé le breakdance, il y a 28 ans, depuis qu’il a vu un film sur une cassette vidéo : « J’ai commencé le breakdance à 11 ans, avec mes frères car j’ai regardé le film « Le Défi » qui m’a donné envie de faire « des figures.» Il s’entraînait tous les jours.

Le sportif a gagné énormément de compétitions, mais il en a perdu beaucoup plus ! Il dit aussi qu’il aime tellement le breakdance que quand il en fait, il n’a même pas l’impression de travailler. Il enseigne aussi la discipline à Amiens dans le studio de danse qui appartenait à la mère de son épouse. On peut danser en groupe (crew) comme en solo. Mais c’est extrêmement dur de danser en solo ou en crew car on n’a pas le droit de répéter deux fois la même figure lors de la compétition.

Ils se sont moqués de moi sous prétexte que c’était pour les filles !

Kamil Bousselham

Au début de sa carrière, Kamil Bousselham a rencontré plusieurs difficultés. Il n’existait pas encore de club de breakdance à Amiens. Cela était dur pour lui d’apprendre dans son appartement car il n’y avait pas de place. Ses frères et lui ont dû demander à leurs parents un service : « Nous avons supplié nos parents de mettre les lits dans la cave pour avoir de la place dans la chambre et ils nous ont dit oui.» Ils y faisaient les plus petits mouvements et faisaient les plus grands mouvements dehors. Cela était difficile pour apprendre car le danseur devait faire plusieurs allers-retours de chez lui à dehors, car ils visionnaient le film à partir du magnétoscope.

Cela était compliqué pour l’habitant du quartier d’Étouvie car on le harcelait : « Quand je suis allé à l’école pour faire « des figures », ils se sont moqués de moi sous prétexte que c’était pour les filles. Moi, je m’en fichais. » Au début de sa carrière, il n’était pas très célèbre, donc le sportif gagnait peu d’argent.

Kamil Bousselham aime son sport, le danseur s’entraîne toujours pour progresser et il est devenu un professionnel. Le breakdancer ne s’est pas arrêté à cause des critiques même si on se moque de lui. Il a continué et grâce à ça il a gagné des compétitions. Le médaillé a amélioré son niveau pour progresser, il n’a jamais baissé les bras et a gagné des compétitions mondiales : « Plus tard, quand je suis revenu au quartier, ils ont été impressionnés ! »

Nous te souhaitons de poursuivre ta carrière sans te blesser ! De toujours faire des vidéos impressionnantes sur YouTube. Et de la réussite pour ton école de breakdance avec ton épouse et tes élèves.

Article réalisé par : Yanis, Marie, Edward, Lyana, Sabawon, Imran, Delphanie, Rayan, Warisha, Léo, Mathéo, Lorenzo, Lola, Yasmine, Matteo, Robera, Hisao, Noha, Christina, Owen, Daddy, Yasmine, Kénao, Tasnime et Mme Lafaye
Crédit photo : Léandre Leber – Gazettesports.fr


Projet réalisé dans le cadre de la Cité Educative Amiens Sud Est

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