SPORT BOULES : La mixité, le cheval de bataille du deuxième mandat de Bernard Daubard
Réélu en début d’année comme président de la Fédération française de sport-boules, Bernard Daubard, présent ce vendredi 15 août à Amiens lors du concours organisé par Amiens Sport Boules, a évoqué les objectifs et les différents enjeux de son deuxième mandat. Le Forézien a notamment insisté sur celui de la mixité, érigé en cheval de bataille.
Entre deux traditionnels, Bernard Daubard, président de la Fédération française de sport-boules depuis 2021 (il a été réélu en janvier 2025, ndlr), a accepté, plutôt que de prendre une pause rafraichissante alors que le soleil commençait à taper, de faire le point sur sa discipline. Le Forézien de 75 ans aborde avec engagement les enjeux et les objectifs de sa deuxième mandature qui doit durer quatre ans, soit jusqu’en 2029.
Bernard Daubard avait le sourire. Pas seulement parce qu’il venait de remporter un traditionnel (comme une mène à la pétanque où il faut inscrire 13 points, ndlr) en binôme avec sa femme Catherine, mais aussi parce que cela lui procurait la simple joie de jouer à la boule lyonnaise. « J’ai le plaisir de jouer avec ma femme, qui joue en Nationale 2. Je ne suis pas sûr qu’elle ait autant de plaisir que moi à jouer avec elle, parce qu’elle est beaucoup plus forte que moi. » Un peu plus loin, sa compagne confirmait en riant. Il faut dire que sa fonction de président, qu’il occupe désormais depuis près de cinq ans, l’éloigne quelque peu des terrains. Son emploi du temps, logiquement chargé durant son premier mandat, a été, si on peut le dire ainsi, modifié par certaines réformes mises en place. Du moins, elles lui permettent d’aller à la rencontre de ses licenciés.

Depuis le début de l’été, Bernard Daubard va de club en club. Depuis quelques jours, après être passé dans le Centre-Val de Loire, notamment à Orléans, il a fait étape dans les Hauts-de-France. Au programme, un passage dans les clubs d’Ailly-sur-Somme, de Berck, d’Arras et d’Avion, puis à Amiens, la capitale picarde. « On a une activité avec les gens, on a des rencontres qui sont très intéressantes et qui nous apprennent d’autres façons de jouer. Le plaisir et la convivialité des gens du Nord et de la Somme sont incroyables, se réjouit le président de la Fédération. Lequel est encore plein d’ambition pour sa discipline. Ce qu’on souhaite aussi, c’est réunifier la famille des boulistes. C’est-à-dire que les gens de haut niveau aillent de plus en plus vers leur base, et que les gens de la base côtoient d’une façon agréable les gens de haut niveau. On avait comme une espèce de tension qui était injustifiée, mais en fait qui était due à une méconnaissance des uns et des autres. C’est comme dans tout, la méconnaissance engendre la peur. »
Une augmentation de 500 licenciés en 2025
Ce vendredi 15 août lors du concours organisé par Amiens Sport Boules, et il s’avère que ce phénomène se retrouve un peu partout en France : il y a de plus en plus de femmes qui pratiquent le sport-boules. Il y a ainsi plusieurs paires mixtes. Avenue de l’Hippodrome, il y avait notamment celle composée de Bernard Daubard et de sa femme, mais il y en avait une dizaine d’autres sur les vingt qui participaient au concours. « La mixité, c’est mon cheval de bataille numéro un pour cette deuxième mandature. Ça l’était déjà dans l’autre, mais cela l’est encore plus aujourd’hui, souligne-t-il. Pourquoi ? Parce que j’ai lancé, contre l’avis de tout le monde, les championnats de France mixtes traditionnels. Le succès a été foudroyant du jour au lendemain. On a gagné 500 licences féminines, et ça porte la Fédération vers le haut. C’est une des raisons pour lesquelles, depuis 4 ans, notre effectif ne baisse plus. Cette année, on a gagné 500 licenciés sur l’année. C’est en partie grâce aux femmes. Mais je vais aller plus loin que ça, parce qu’auprès du ministère, auprès du CNOSF, quand ils ont vu l’activité que nous avons auprès des féminines, on attire les regards. »

Il poursuit : « Vous le voyez partout, au football, au rugby, au basket. Dans tous ces sports où on voit l’engouement qu’il y a pour le sport féminin. C’est pareil pour les boules. Et pour nous, ça nous amène des nouvelles licenciées, et puis la possibilité d’avoir les enfants. »
Un président au service du sport-boules
Dans ce discours, un brin institutionnel, se ressent un amour profond et sincère pour ce sport qu’est le sport-boules. Il faut dire que Bernard Daubard baigne dans le milieu depuis sa naissance. Et n’y voyez aucune formule maladroite, mais il estime être né « dans un jeu de boules ». Dès le plus jeune âge, le Forézien prenait part aux rencontres avec son père qui lui avait spécialement confectionné des boules plus légères. Jusqu’à la fin de ses études, celui qui occupe aujourd’hui la fonction de président bénévole à la Fédération, joue avec assiduité. Celle-ci se perd ensuite lorsqu’il bascule dans la vie professionnelle. D’autant qu’il devient chef d’entreprise dans l’immobilier, lui accaparant pratiquement tout son temps. Pendant près de quarante ans, Bernard Daubard ne pratique pas le sport-boules.

À l’âge de 60 ans, Bernard Daubard reprend sa pratique, là où elle s’était arrêtée quatre décennies plus tôt. Aussi, il décide de s’impliquer pleinement dans son sport. Au niveau du département, de la région, au niveau national puis de la Fédération lorsqu’il est élu en 2021. Autrefois à la tête de quatre entreprises, le Forézien a aujourd’hui l’impression d’en gérer une cinquième en étant président. Heureusement sans les quatre autres. « C’est vraiment prenant. On ne peut pas vraiment faire autre chose », déclare-t-il. Mais son implication est remarquable, et à 75 ans, Bernard Daubard ne regarde que vers l’avenir.
Un rêve olympique voué à devenir objectif
Ainsi le sport-boules pourrait-il devenir une future discipline olympique ? « C’est un rêve, mais ça ne doit pas le rester, il faut aussi que cela devienne un objectif », milite Bernard Daubard. D’ailleurs, il se pourrait qu’une fenêtre de tir s’ouvre à l’horizon des Jeux olympiques 2032 qui auront lieu à Brisbane, en Australie. « Nous avons la chance, si je puis dire, d’avoir deux directeurs techniques qui sont actuellement sur place. Je pense qu’on a une belle opportunité. » Ce serait alors une sorte de consécration pour cette discipline, qui avait vu sa cousine, la pétanque, être absente des sports additionnels lors des JO de Paris en 2024.
Ce pourrait aussi être une réelle chance de médaille pour la délégation française. Bien que nous soyons à sept ans de cette échéance, et que le sport boules soit encore loin d’être aux JO, la France est redevenue cette année, la première nation mondiale, chez les hommes, les femmes et chez les jeunes. Et ce, pour le plus grand bonheur du président de la Fédération qui nourrit tant d’espoir pour sa discipline.
César Willot
Crédit photo : Léandre Leber – Gazettesports.fr
DAUBARD Bernard
1 semaine agoBonjour,
Merci pour ce sympathique article
Veuillez me communiquer vos coordonnées cela peut nous servir mutuellement pour de futurs événements
Pouvez vous m’envoyer cet article sur ma boîte
J’en ferai le relais sur mes comptes
Cordialement
Léandre Leber
6 jours agoBonjour
Je vous avais envoyé un mail il y a 10 jours avec mes coordonées.
peut etre dans vos spams ?